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Plateforme de marque

Plateforme de marque : clarifier ce que votre entreprise est et pourquoi elle doit être choisie

Il arrive un moment où une entreprise devient plus difficile à raconter qu’à diriger

Au début, tout semble simple. On sait ce que l’on vend, à qui l’on s’adresse, pourquoi les premiers clients sont venus et ce que l’on veut faire de l’entreprise. Puis les années passent. Une nouvelle offre apparaît, puis une autre. L’équipe grandit, les clients se diversifient, le site a déjà été refait deux fois et les commerciaux présentent chacun l’entreprise avec leurs propres mots. Le dirigeant, lui, continue parfois à raconter son histoire comme il y a cinq ans alors que, dans les faits, son entreprise a profondément changé.
C’est souvent à ce moment que surgit une impression étrange : l’entreprise fonctionne, parfois même très bien, mais elle devient plus difficile à expliquer. On ajoute alors une nouvelle présentation commerciale, on retravaille la page d’accueil, on cherche une signature plus juste, on envisage une refonte du logo. Pourtant, le véritable sujet se situe souvent plus haut. Avant de chercher une meilleure manière de présenter l’entreprise, il faut retrouver le fil qui relie son histoire, son ambition, son métier, ses clients et ce qui la rend réellement singulière.
C’est exactement le rôle d’une plateforme de marque. Elle permet de remettre de l’ordre dans tout ce que l’entreprise sait déjà d’elle-même, d’en révéler les contradictions, d’identifier ce qui mérite d’être conservé et de formuler clairement la place qu’elle souhaite occuper demain. Lorsqu’elle est bien construite, elle devient beaucoup plus qu’un document de communication : elle donne à l’entreprise un langage commun pour parler d’elle-même et un cadre pour décider de la manière dont elle veut être perçue.


Une plateforme de marque commence souvent par une conversation beaucoup plus intéressante que prévu

Réunissez un dirigeant, un commercial, une responsable RH et un collaborateur autour d’une même question : « Pourquoi vos meilleurs clients vous choisissent-ils ? » Les réponses sont rarement identiques. Le dirigeant parlera peut-être de vision, le commercial évoquera la réactivité, le collaborateur citera une manière particulière de travailler et le client, lorsqu’on l’interroge, parlera parfois d’autre chose encore : la capacité à simplifier, à rassurer, à prendre des décisions rapidement ou à comprendre un problème avant même qu’il soit parfaitement formulé.
C’est précisément là que le travail devient passionnant. Une plateforme de marque se construit à partir de ces perceptions croisées. Elle rapproche le discours officiel de la réalité vécue et permet d’observer ce que l’entreprise croit être, ce que ses équipes en font réellement et ce que ses clients retiennent.
Très souvent, la véritable différence se trouve déjà là, à l’intérieur de l’entreprise. Elle existe dans une manière de travailler, une exigence particulière, une relation avec les clients ou une conviction partagée depuis des années, mais personne n’avait encore pris le temps de la formuler. Notre travail consiste alors moins à inventer une personnalité qu’à faire émerger ce qui mérite de devenir visible.


Le positionnement : choisir une place suffisamment claire pour devenir reconnaissable

Toutes les entreprises souhaitent être perçues comme compétentes, fiables, innovantes, humaines et proches de leurs clients. Rien de surprenant à cela. La difficulté commence lorsque tous les concurrents utilisent exactement les mêmes mots pour se présenter.
Le positionnement oblige à aller plus loin : quelle place voulons-nous réellement occuper ? Sur quel terrain voulons-nous être attendus ? Quelle promesse pouvons-nous assumer avec davantage de légitimité que les autres ? Dans quelle situation souhaitons-nous qu’un prospect pense spontanément à nous ?
Un positionnement solide se trouve à la rencontre de trois réalités : ce que les clients recherchent réellement, ce que l’entreprise possède la légitimité de délivrer et l’espace qu’elle peut occuper avec suffisamment de singularité pour être identifiée. Prenons deux cabinets proposant exactement le même type de service. Le premier peut construire toute sa valeur autour de l’expertise pointue et de la sécurité ; le second autour de la vitesse de décision et de sa capacité à rendre simples des sujets complexes. Tous deux restent compétents, mais ils proposent deux expériences et deux raisons de les choisir profondément différentes.
C’est ce choix qui transforme progressivement une entreprise en marque.


Les clients achètent rarement exactement ce que l’entreprise pense vendre

C’est l’une des découvertes les plus intéressantes de ce travail. Une entreprise pense vendre de la technologie ; ses clients achètent de la tranquillité. Une autre pense vendre du conseil ; ses clients viennent surtout chercher la capacité à décider plus vite. Une troisième met en avant vingt ans d’expérience alors que ses clients apprécient avant tout son absence de jargon et sa faculté à rendre les sujets compréhensibles.
Ces écarts sont précieux parce qu’ils permettent de sortir du discours autocentré pour regarder ce que l’entreprise produit réellement dans l’esprit de ceux qui travaillent avec elle. C’est pour cette raison que nous aimons confronter les convictions internes aux témoignages, aux études de cas, aux retours commerciaux, aux avis et, lorsque le projet le permet, à des entretiens avec les clients eux-mêmes.
Il arrive qu’un client formule en trois minutes ce qu’une entreprise cherche à dire depuis trois ans. Cette phrase n’est évidemment pas encore un positionnement, mais elle peut ouvrir une piste formidable : elle révèle parfois une valeur que l’entreprise produit depuis longtemps sans avoir compris qu’elle constituait précisément l’une de ses différences.


La mission remet le métier dans une perspective plus large

Décrire son activité reste relativement facile. Expliquer ce qu’elle apporte demande davantage de recul. La mission permet précisément de franchir cette étape en répondant à une question très concrète : quelle contribution notre entreprise apporte-t-elle aujourd’hui à ses clients, à son marché ou à son environnement ?
Une société qui développe des logiciels peut considérer que sa mission consiste à fluidifier des décisions devenues trop complexes. Une entreprise industrielle peut chercher à rendre une chaîne de production plus fiable. Une agence peut vouloir aider les entreprises à devenir plus compréhensibles, plus désirables ou plus visibles. Le métier reste le même, mais sa finalité apparaît.
Une mission bien formulée devient ainsi un repère pour les équipes et les dirigeants. Elle permet de comprendre ce que l’on produit au-delà de la prestation elle-même, tout en restant suffisamment proche de la réalité pour que les collaborateurs puissent s’y reconnaître.


La vision ouvre la fenêtre sur demain

La vision introduit une autre temporalité. Elle raconte la manière dont l’entreprise voit évoluer son marché et la place qu’elle souhaite prendre dans cette transformation.
Certaines visions sont ambitieuses, d’autres volontairement pragmatiques. L’important est ailleurs : une vision pertinente doit influencer les choix. Lorsqu’une entreprise souhaite devenir la référence d’un métier, conquérir un nouveau marché, modifier profondément la manière dont un service est délivré ou faire évoluer les usages de ses clients, cette ambition doit progressivement apparaître dans ses investissements, ses offres, ses recrutements et sa communication.
La vision agit alors comme une boussole. Elle aide à distinguer une opportunité intéressante d’une opportunité réellement cohérente avec la trajectoire choisie.


Les valeurs prennent de la valeur lorsqu’on peut les observer

« Excellence », « innovation », « proximité », « confiance », « engagement » : ces mots sont devenus tellement fréquents qu’ils pourraient facilement appartenir à des milliers d’entreprises. Pourtant, ils peuvent parfaitement exprimer quelque chose de profondément vrai. Tout dépend de ce qu’ils produisent dans la réalité.
Prenons la proximité. Chez une entreprise, elle signifie que le dirigeant reste accessible. Chez une autre, qu’un client dispose toujours du même interlocuteur. Chez une troisième, qu’aucune demande importante ne reste sans réponse plus de vingt-quatre heures. Le même mot recouvre alors trois cultures très différentes.
C’est cette traduction qui nous intéresse. Une valeur devient réellement utile lorsqu’elle permet de prévoir un comportement, une décision, une manière de recruter, de travailler ou de traiter un client. À ce moment-là, elle quitte la page « À propos » pour entrer dans la culture réelle de l’entreprise.


La promesse est l’engagement que la marque accepte de mettre sur la table

Une promesse de marque dit au client : voilà ce que vous pouvez attendre de nous avec suffisamment de constance pour que cela finisse par faire partie de notre réputation. Elle peut porter sur la simplicité, la rapidité, la sécurité, l’exigence, la proximité, la créativité ou toute autre dimension véritablement structurante.
Elle devient beaucoup plus puissante lorsqu’elle s’accompagne de preuves : résultats obtenus, méthodologie, organisation, références, expérience, expertise particulière, témoignages ou manière de travailler. Autrement dit, tout ce qui transforme une affirmation en quelque chose de crédible.
Cette question devient encore plus importante avec l’intelligence artificielle. Jamais il n’a été aussi facile de produire un discours impeccable expliquant qu’une entreprise est experte, innovante, engagée et proche de ses clients. Dans cet univers saturé de belles formulations, la preuve reprend une valeur considérable. La différence se fera de plus en plus entre ceux qui savent très bien l’écrire et ceux qui peuvent réellement le démontrer.


Définir ses publics consiste surtout à comprendre ce qu’ils attendent de différent

Une entreprise peut s’adresser à plusieurs publics sans leur raconter exactement la même chose. Un dirigeant, un directeur financier, un responsable RH, un acheteur ou un candidat peuvent tous entrer en relation avec la même marque, mais ils ne la regardent pas avec les mêmes attentes.
La plateforme permet de comprendre ces différences : qu’attend chacun ? Qu’est-ce qui rassure ? Qu’est-ce qui fait hésiter ? Quel vocabulaire utilise-t-il ? Quelles alternatives envisage-t-il ? Quel bénéfice cherche-t-il réellement ? Cette connaissance permet ensuite de construire des messages beaucoup plus précis et évite de vouloir parler simultanément à tout le monde avec une formulation tellement large qu’elle finit par ne toucher personne en particulier.
Elle devient également essentielle pour le recrutement, car les candidats choisissent aujourd’hui une entreprise avec une logique qui ressemble de plus en plus à celle d’un client : ils comparent, observent les signaux, regardent les dirigeants, les équipes, les projets, les prises de parole et cherchent à comprendre ce qu’ils vont réellement vivre.


La personnalité donne une voix à la marque

Deux entreprises peuvent posséder exactement la même expertise et produire des impressions radicalement différentes. L’une sera très institutionnelle, rassurante et méthodique ; l’autre plus directe, engagée et énergique ; une troisième pourra cultiver l’élégance, la simplicité ou l’ironie.
Cette personnalité influence ensuite énormément de décisions : la manière d’écrire, le choix des images, le style du site, les prises de parole des dirigeants, le ton utilisé sur LinkedIn, la façon de répondre à un client, la publicité ou encore les offres d’emploi.
Lorsque cette personnalité est suffisamment claire, l’entreprise devient progressivement identifiable même lorsque son logo disparaît. On reconnaît une manière de parler, de montrer, de raconter ou de prendre position. C’est probablement l’un des signes les plus intéressants de maturité d’une marque.


Le territoire de marque permet de sortir du piège du « qu’est-ce qu’on publie cette semaine ? »

Beaucoup d’entreprises abordent encore les contenus par les formats : il faut un article, trois posts LinkedIn, une newsletter et peut-être une vidéo. Nous préférons commencer par les sujets.
Sur quoi l’entreprise possède-t-elle une expertise réelle ? Quels débats peut-elle nourrir ? Quels problèmes voit-elle avant ses clients ? Quelles convictions peut-elle défendre ? Quels sujets sont suffisamment proches de son métier pour qu’elle possède une vraie légitimité à prendre la parole ?
Ces territoires deviennent ensuite une réserve de matière pour les articles, les réseaux sociaux, les conférences, les newsletters, les interviews ou les prises de parole des dirigeants. Une entreprise qui connaît ses territoires de marque trouve beaucoup plus facilement des sujets intéressants parce qu’elle cesse de chercher artificiellement des idées et commence à exploiter ce qu’elle sait déjà.


Observer les concurrents permet surtout de repérer les endroits où tout le monde finit par se ressembler

L’analyse concurrentielle apporte souvent un moment assez révélateur. On aligne les sites, les signatures, les promesses, les pages d’accueil et les prises de parole d’un même marché et, très vite, les similitudes apparaissent : les mêmes mots, les mêmes photographies, les mêmes codes graphiques, les mêmes promesses d’accompagnement, de proximité, d’innovation ou d’excellence.
Cette observation permet de comprendre les conventions du secteur, mais surtout d’identifier ce qui devient invisible à force d’être partagé par tout le monde. Le travail consiste alors à trouver une manière plus juste et plus singulière d’exprimer l’entreprise sans chercher la différence pour la différence.
Une marque forte peut parfaitement respecter les codes nécessaires à la compréhension de son métier tout en possédant une personnalité immédiatement identifiable.


Les ateliers révèlent souvent les contradictions les plus utiles

Un atelier de marque devient particulièrement intéressant lorsque les participants ne répondent pas tous la même chose. Le dirigeant affirme que la société mise sur l’autonomie tandis que les équipes décrivent un fonctionnement très centralisé. La direction souhaite monter en gamme alors que l’argumentaire commercial continue à commencer par le prix. L’entreprise revendique la simplicité alors que son offre est devenue difficile à comprendre.
Ces contradictions donnent accès aux vrais sujets. Elles permettent de poser les questions que la communication seule ne pourrait jamais résoudre : voulons-nous réellement évoluer vers cette ambition ? Sommes-nous prêts à modifier certains comportements ? Quelle partie de notre histoire voulons-nous préserver ? Qu’est-ce qui doit changer pour que notre discours corresponde demain à notre réalité ?
C’est aussi là que notre rôle prend tout son sens. Nous devons écouter, faire parler, confronter les perceptions, synthétiser, challenger et parfois mettre le doigt sur ce que personne n’avait encore réussi à formuler clairement. Une plateforme de marque se construit avec les équipes, mais elle demande également de l’arbitrage. Le consensus absolu produit rarement les marques les plus intéressantes.


La plateforme donne ensuite un cadre à la création

Une fois les fondations clarifiées, tout devient plus intéressant. Le directeur artistique sait ce qu’il doit traduire, le rédacteur comprend quelle voix adopter, le concepteur du site connaît les messages à hiérarchiser, les commerciaux disposent d’un discours plus cohérent, les RH savent quelle promesse employeur mettre en avant et les dirigeants peuvent évaluer une campagne autrement qu’à partir de leurs préférences personnelles.
Les discussions changent de niveau. On sort progressivement de « j’aime / je n’aime pas » pour entrer dans « est-ce cohérent avec la marque que nous voulons construire ? ». La nuance paraît mince ; elle change pourtant radicalement la qualité des décisions.
La plateforme donne ainsi des critères à la créativité. Elle lui fournit un terrain de jeu, des contraintes fertiles et surtout une intention.


La plateforme de marque devient naturellement un outil commercial

On parle souvent du branding comme d’un sujet de communication. Dans la vie réelle d’une entreprise, une plateforme bien construite influence directement la manière de vendre.
Elle aide à clarifier les bénéfices, à hiérarchiser les arguments, à formuler une proposition de valeur plus précise et à expliquer pourquoi l’entreprise mérite d’être choisie. Lorsqu’un commercial présente l’entreprise, il ne déroule plus seulement une liste de prestations ; il peut raconter une vision du problème, une manière particulière de le résoudre et les preuves qui donnent de la crédibilité à cette approche.
La différence paraît subtile, mais elle modifie profondément la perception. Le prospect comprend mieux ce qu’il achète et surtout pourquoi cette entreprise plutôt qu’une autre. À cet instant, le travail de marque commence très concrètement à soutenir le développement commercial.


Elle devient également un outil de recrutement

Une entreprise qui cherche des talents se retrouve aujourd’hui confrontée à une question très proche : pourquoi une personne compétente aurait-elle envie de nous rejoindre plutôt qu’une autre organisation ?
La réponse dépasse largement la liste des avantages proposés. Les candidats regardent la culture, les dirigeants, les équipes, les projets, les valeurs, les perspectives, la manière de communiquer et parfois les commentaires laissés par d’anciens salariés.
La plateforme fournit alors une base particulièrement utile pour construire une marque employeur crédible. Elle permet de relier le discours destiné aux clients à celui destiné aux collaborateurs et aux candidats afin que l’entreprise présente finalement la même personnalité à l’extérieur et à l’intérieur. Cette cohérence est d’autant plus importante que les candidats disposent aujourd’hui de multiples moyens de vérifier si la réalité correspond au discours.


L’intelligence artificielle accélère l’analyse, mais elle rend la singularité encore plus précieuse

L’IA nous permet aujourd’hui d’analyser beaucoup plus rapidement des entretiens, des documents, des sites concurrents, des verbatims clients ou des contenus produits depuis plusieurs années. Elle devient un formidable outil pour faire apparaître des récurrences, tester des formulations, comparer des territoires et explorer des hypothèses.
Parallèlement, elle rend extrêmement facile la production de missions inspirantes, de valeurs rassurantes et de promesses parfaitement formulées. En quelques secondes, une entreprise peut obtenir un texte qui semble professionnel, structuré et convaincant.
C’est précisément pour cette raison que la singularité devient plus précieuse. L’IA peut nous aider à repérer que huit personnes utilisent spontanément le même mot au cours de dix entretiens ; elle peut nous aider à explorer les conséquences d’un positionnement ou à comparer des discours concurrents. La décision de faire de cette conviction un élément structurant de la marque appartient en revanche à l’entreprise et à ceux qui l’accompagnent.
Nous utilisons donc l’intelligence artificielle pour augmenter notre capacité d’analyse et d’exploration, tandis que l’écoute, l’intuition, le choix et l’arbitrage restent au cœur du travail stratégique.


Une plateforme doit pouvoir sortir de la présentation PowerPoint

Le moment de la restitution est toujours important. Pourtant, la véritable réussite se mesure quelques mois plus tard, lorsque le dirigeant, le commercial, la responsable RH ou l’agence qui intervient sur une nouvelle campagne continuent à utiliser la plateforme.
Nous cherchons donc à construire un socle suffisamment synthétique pour être compris et mémorisé, mais assez précis pour guider réellement les équipes. Un commercial doit pouvoir y retrouver les arguments fondamentaux de la marque, un rédacteur son territoire verbal, un directeur artistique la matière qui nourrira la création, un responsable RH les éléments qui peuvent devenir une promesse employeur et un dirigeant les principes qui l’aideront à arbitrer une nouvelle prise de parole.
Une plateforme réussie continue à travailler pour l’entreprise lorsque ceux qui l’ont conçue ne sont plus dans la pièce.


Et après la plateforme de marque ?

C’est précisément à ce moment que commence la partie visible du travail. Le positionnement nourrit les messages commerciaux, la personnalité et les valeurs orientent le territoire verbal, les ambitions de la marque inspirent l’identité visuelle, les publics structurent le site et les territoires de prise de parole alimentent les contenus.
La plateforme peut alors se prolonger dans une identité visuelle, une charte graphique, une stratégie éditoriale, une marque employeur, une campagne publicitaire, un packaging ou une refonte de site Internet. Chaque support raconte une partie différente de la même histoire.
L’ensemble de ces éléments pourra finalement être réuni dans le brandbook, qui devient la mémoire organisée de la marque et son véritable mode d’emploi. La plateforme pose les fondations stratégiques ; le brandbook rassemble progressivement la stratégie, les mots, les signes et les règles d’usage qui permettront à toutes les personnes travaillant avec la marque de la faire vivre avec cohérence.


Notre méthode : chercher la vérité de l’entreprise avant de chercher la bonne formule

UChaque projet possède naturellement son propre périmètre, mais nous commençons toujours par la matière existante : histoire, offres, documents commerciaux, site Internet, discours des dirigeants, études de cas, contenus, concurrence, ambitions et perceptions internes. Selon les enjeux, nous complétons cette exploration par des entretiens individuels, des ateliers, des échanges avec les équipes ou des retours clients.
Cette immersion permet d’identifier les éléments réellement structurants et les contradictions qu’il faudra résoudre. Une entreprise peut vouloir monter en gamme tout en fondant encore l’essentiel de son argumentation sur le prix, vouloir développer l’autonomie tout en conservant une culture très centralisée ou revendiquer la simplicité alors que son offre est devenue incompréhensible. Ces écarts constituent rarement de mauvaises nouvelles : ils indiquent précisément les endroits où la marque et l’entreprise doivent se retrouver.
Nous travaillons ensuite le positionnement, la mission, la vision, les publics, les convictions, la promesse, les preuves, la personnalité et les territoires de marque. Chaque formulation est confrontée à quatre questions : est-elle vraie ? Est-elle utile ? Est-elle suffisamment singulière ? L’entreprise peut-elle réellement l’assumer dans la durée ?
La plateforme prend alors sa forme définitive. Le document compte, bien sûr, mais le résultat essentiel se trouve ailleurs : l’entreprise dispose enfin d’un langage commun pour parler d’elle-même et d’une direction suffisamment claire pour décider comment elle souhaite être perçue.


Questions fréquentes sur la plateforme de marque

Qu’est-ce qu’une plateforme de marque ?

La plateforme de marque formalise les fondations stratégiques de la marque : son positionnement, sa mission, sa vision, ses publics, sa promesse, ses preuves, ses valeurs ou convictions, sa personnalité et ses territoires d’expression. Sa composition exacte s’adapte naturellement à l’histoire, au marché et aux enjeux de chaque entreprise.


Quelle différence entre stratégie de marque et plateforme de marque ?

La stratégie de marque correspond aux réflexions, analyses et choix qui déterminent la direction de la marque. La plateforme organise et formalise ces décisions dans un référentiel utilisable par l’entreprise et ses partenaires.


Qui doit participer à sa création ?

La direction joue un rôle central, mais les projets gagnent souvent à intégrer d’autres regards : commerciaux, managers, collaborateurs, RH, experts métier et, lorsque cela apporte une information pertinente, certains clients. La richesse vient précisément du croisement des perceptions avant le travail de synthèse et d’arbitrage.


Une entreprise déjà ancienne a-t-elle encore besoin d’une plateforme de marque ?

Très souvent, oui. Elle dispose même d’une matière particulièrement riche : une histoire, des clients, des réalisations, des habitudes, des réussites et une réputation réelle. Le travail consiste alors à comprendre ce que les années ont construit et à déterminer ce qui doit accompagner la prochaine étape de son développement.


Quand faut-il repenser sa plateforme ?

Les moments de transformation constituent généralement les meilleurs déclencheurs : repositionnement, croissance importante, fusion, nouvelle stratégie, évolution de l’offre, changement de clientèle, internationalisation, nouvelle identité, refonte du site ou difficulté croissante à expliquer clairement ce que l’entreprise est devenue.


La plateforme de marque doit-elle apparaître sur le site Internet ?

Certains de ses éléments ont naturellement vocation à devenir publics, tandis que d’autres servent avant tout de cadre stratégique. Le site traduit la plateforme pour ses visiteurs ; il en raconte les éléments utiles plutôt que d’en reproduire mécaniquement le contenu.


Peut-on utiliser l’intelligence artificielle pour construire une plateforme ?

Oui, et nous l’utilisons notamment pour l’analyse, la synthèse, l’exploration et la confrontation de différentes hypothèses. La valeur décisive vient ensuite de la connaissance de l’entreprise, de la lecture des perceptions, de la stratégie et des arbitrages qui permettront de choisir une direction véritablement singulière.


Quelle différence entre plateforme de marque et brandbook ?

La plateforme pose principalement les fondations stratégiques. Le brandbook rassemble ensuite ces fondations avec l’expression verbale et visuelle de la marque ainsi que les règles qui permettent de les appliquer sur les différents supports.


Une plateforme de marque permet parfois de redécouvrir sa propre entreprise

C’est probablement la partie la plus intéressante du travail. Nous commençons souvent avec des questions de communication et nous découvrons progressivement une histoire, des convictions, des différences ou des ambitions que l’entreprise avait cessé de regarder parce qu’elle était trop occupée à avancer.
Mettre des mots dessus produit alors quelque chose de très concret. Les dirigeants racontent mieux l’entreprise, les équipes comprennent davantage ce qui les relie, les commerciaux disposent d’arguments plus précis, les candidats perçoivent mieux la culture et les créatifs possèdent enfin une matière suffisamment riche pour construire une identité qui ressemble réellement à l’organisation.
Une plateforme de marque réussie ne cherche donc pas à fabriquer une entreprise plus séduisante. Elle rend plus lisible ce qui mérite déjà de la rendre désirable et donne une direction à ce qu’elle veut devenir.


Parlons de ce que votre entreprise veut vraiment représenter

Vous préparez une nouvelle identité, une refonte de site, un repositionnement, une évolution importante de votre offre ou vous constatez simplement que votre entreprise est devenue difficile à présenter clairement ? Racontez-nous où vous en êtes, ce qui a changé et ce que vous aimeriez parvenir à rendre plus clair. Nous regarderons avec vous ce qui relève du discours, du positionnement, de l’organisation de l’offre et des fondations mêmes de la marque.
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